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Une Histoire pour tous - Histoire de l'Antiquité à nos jours

L'Anthropologie, un axe de recherche de l'archéologie

7 Avril 2013 , Rédigé par Sebastien Thiriet Publié dans #Archéologie

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Alors que la recherche archéologique, s'axe dans l'inconscient collectif, principalement sur l'interprétation et la mise en place de fouilles complexes et de monuments exceptionnelles, la technologie et la spécialisation de certains archéologues permet l'appréciation de domaines plus étroits, dont l'interprétation, dont l'aboutissement permet la découverte de détails et l'étayement de thèse qui permettent d'approfondir des sujets tentaculaires.

AUssi nous allons nous préoccuper plus avant du domaine de l'Anthropologie. Ce domaine s'articule autour de la maîtrise de l'anatomie humaine au service de sa compréhension dans des lieux, des environnements précis ; également les modes de décompositions, la maîtrise tant des symptomes que des fractures liés ou non à une pathologie spécifique, liés ou pas à une ethnie particulière, participe au domaine de spécialisation de l'anthropologue, de la qualité de son travail.

 

Plus en détail nous allons tenter de décrire, au jour d'aujourd'hui où se situe l'anthropologie au vu de l'archéologie contemporaine et son apport aux thèses, et à l'avancement globale de la recherche archéologique quelque soit l'époque concernée.

 

 

 

Les signes tardifs de la mort

 

Ils correspondent à deux stades évolutifs du cadavre : l'autolyse et la putréfaction.

L'autolyse est le processus qui désigne la dégradation de la matière organique au travers des enzymes tissulaires sans une intervention bactérienne, ou d'autres agents étrangers au cadavre. Pour mieux décrire cette étape qui amorce la phase cadavérique : les protéines se divisent en aminoacides, puis se transforment en acides gras inférieurs. Les acides gras oxydés produisent de l'acide acétique et des produits volatiles. Enfin, les acides nucléiques se scindent en acides phosphoriques et en bases puriques. Ce processus est accompagné de l'émission de gaz de putréfaction (NH3, H2S, CO2, H2 et N2).

 

Tandis que l'autolyse s'amorce par l'activité d'enzymes, la putréfaction presque en opposition repose sur l'action de bactéries endogènes issues principalement de la flore digestive (Escherichia Coli, Bacillus, Megatherium, Lactobacillus, Proteus, Klebsiella, Pseudomonas, Streptococcus et Enterocossus), de la flore pulmonaire et aux germes pathogènes (Staphylococcus, Pseudomonas, Klebsiella pneomonae). La putréfaction est caractérisée par l'action des anaérobies sur les protéines (transformation en amoniaques, amines, phénols, indols et scatols), et par la production d'éthane (CO2, CH4 et H2S).

 

 

 

La chronologie de la putréfaction s'établie dans un processus clair et linéaire :

 

1. Apparition de la tache verte au niveau de la fosse iliaque droite (48h, 14h par temps chaud).

2. Extension de la tache verte abdominale et dilatation progressive de l'abdomen (+3 jours).

3. Colonisation et prolifération des bactéries intestinales et pulmonaires, hémolyse, apparition du réseau veineux putréfactif (marbling), apparition de décollements et de dilatations cutanées, phlyctènes dans les zones déclives (1 semaines.

4. Développement de gaz au niveau de l'abdomen, gonflement du cou, de la face, du pénis, du scrotum, protusion des yeux et de la langue, purge ; expulsion des liquides organiques par les orifices naturels (2-3 semaines).

5. Noircissement du cadavre putréfaction interne plus lente dans l'ordre suivant : intestin, estomac, organes annexes à la digestion, coeur, sang, muscle, voies aériennes et poumons, rein et vessie, encéphale et tissu nerveux, muscles squelettiques, utérus, prostate, tissu connectif et conjonctif (1-4 semaines).

6. Désintégration des tissus mous et des viscères à l'exception des organes plus résistants (coeur, utérus, prostate), des ligaments et des tendons (quelques mois).

7. Squelettisation (12-18 mois, grandes variations selon les cas et les milieux).

 

En règle générale la décomposition du corps à l'air est deux fois plus rapide que dans l'eau et huit fois plus qu'un corps enterré. Il existe néanmoins des exceptions. Chez les enfants morts-nés, qui n'ont pas ou peu respiré et dont le contenu intestinal est aseptique, la putréfaction commence par les orifices naturels avec l'absence d'émission de gaz putréfactifs.

 

La vitesse de décomposition du cadavre est également liée à de nombreux facteurs qui entraînent des variations significatives d'un individu à l'autre.

Ces facteurs peuvent être dus aux conditions atmosphériques (température, humidité ou aridité de l'air, de la pluviosité), à l'accessibilité du cadavre aux insectes, à l'action des prédateurs (rongeurs, canidés), à l'enfouissement (nature et ph du sol, profondeur), au mode d'enfouissement (surface sur laquelle repose le corps, profondeur de la fosse), au corps lui-même (taille, poids du corps, présence de vêtement, lésions ante ou post mortem, infection bactérienne préexistante, exposition d'une zone particulière du cadavre à un agent chimique ou corrosif) ou encore à l'utilisation éventuelle de techniques de conservations (embaumement).

 

 

© Droits d'Auteur: Sébastien Thiriet

Merci de préserver les droits liés à ce document et de n'effectuer une copie, ou une citation de l'article qu'avec l'approbation de son auteur.

 

Source : Archéothéma n°27 | mars-avril 2013. Auteur : Bérangère Soustre de Condat-Rabourdin / Dr. Olivia Toulouse

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By the emergence of new technologies, archaeology could receive many benefits. However, it is really important for everyone to have that passion towards the field. I like archaeological studies very much. I am happy to find this info shared here.