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Une Histoire pour tous - Histoire de l'Antiquité à nos jours

La colonisation, la romanisation et l'empire

22 Novembre 2015 , Rédigé par Sebastien Thiriet Publié dans #Antiquité

La colonisation, la romanisation et l'empire

L'esprit de la romanisation, son application

Si l'esprit de la romanisation devait impérativement passer par la colonisation, l'ensemble des pays conquis en aurait fourmillé. Or il apparaît que comparativement toutes les provinces n'est pas fait l'objet de la même politique d'implantation. En effet qu'il s'agisse du pourtour méditerranéen ou bien des pays continentaux, voir l'intérieur des têtes orientales, on s'aperçoit que la politique républicaine ou impériale à l'expansion est un phénomène linéaire du cas par cas. Idéalement il serait possible d'envisager Rome à l'aune d'une politique d'hégémonisation à l'échelle Européenne et de dire que son expansion était prévue, et inéluctable. Cependant il apparaît, tant de la politique interne qu'externe de la cité-Empire, que ces conquêtes et annexion répondent certes à un besoin mais s'exerce plus réellement successivement en vertu des forces en présence que de manière anticiper et pleinement maîtriser. Doté d'une machinerie complexe, tant politique qu'institutionnelle, tant militaire que sociale et religieuse, l'Urbs est avant tout un cadre de vie pleinement réglementé. Et c'est cette réglementation qui porte au nu le respect du droit de l'individu qui convaint avant tout. C'est ce que revendique les populations Italique au lendemain d'une Guerre sociale gagné (toute proportion gardée) par eux. C'est ce qui incline et fait courbé des populations rétissentes au premier chef.
Evidemment la résistance ne s'éteint pas en un jour, mais il est clair que la domination latine et romaine ne s'est pas exercé à la seule force de son armée. La politique d'hégémonie instauré dès les premiers temps d'une confédération italique placé sous son égide ont permis à Rome de réglementer un ensemble de procédés et procédures qui allées lui permettre d'asseoir sa toute puissance sur un ensemble de provinces tout d'abord, puis d'abolir des empires dont la complexité sociale ne pouvait résister au pouvoir conférer par la citoyenneté romaine. Car c'est bien là le moteur de la romanisation, l'envergure et les possibilités engendrer par l'accession à la citoyenneté permettent de bénéficier d'un ensemble de privilèges qui en font oublier les devoirs des temps originels. Alors que ces droits s'accompagnés d'un service militaire et d'une configuration étatique de citoyens-soldats, peu à peu une partie précise de la population se destine à la direction militaire tandis qu'une autre se range au titre de civil, la citoyenneté ne répond plus d'une multitudes d'exigence mais est alors perçue tant comme une reconnaissance sociale à l'échelle d'emprise territoriale toujours plus étendue, mais aussi de faciliter commerciale.
Si l'accession à la citoyenneté demeure tout de même chargée d'un certain nombre d'obligation, il est clair que ces dernières sont presques oubliées à l'aune des pouvoirs individuels conférés.

Tant au niveau de la juridiction et de la protection sociale que des possibilités conférés, l'obligation spirituelle et morale, la participation collective dans un premier temps à une politique puis plus tard largement diminué, figure pleinement la transformation d'une démocratie en une oligarchie éclairée.

Et l'Empire dans tout ça !

Alors que faire de l'empire, puisque la figure même de l'empereur serait dès lors contradictoire avec l'installation oligarchique d'un ensemble aristocratique tenant les rènes du pouvoir. Il n'en est rien, même si un Auguste su réunir un ensemble de pouvoir, la déliquescence moins d'un siècle après prouve à quelle point cette machinerie politique s'est transformé et repose dès à présent, pour le moins sur la politique expansive et le processus militaire, sur les aptitudes et compétences de l'empereur. Mais comme nous pouvons donner pour exemple un ensemble de cas concret où des membress du pouvoir ou proche de celui-ci se destine à prendre eux-mêmes la direction de l'empire, il est très difficile de voir l'empire comme un processus stable, et de Pax Romana. Il s'agit plutôt encore d'une oligarchie instable, laissant place à certaines élévation sociales spectaculaire, l'instrument militaire effaçant bien souvent l'ascendant politique.
Mais nous y reviendrons...

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